Voici l’entièreté du discours du Président intersectoriel de Charleroi

à la journée d’action du 28 septembre 2020.

 

En introduction, le Président désire attirer l’attention sur les événements de ce dimanche et plus particulièrement sur le rassemblement du VLAAMS BELANG .
Il rappelle que ce parti diffuse des messages, qui aujourd’hui sont partagés, sans que les citoyens ne se rendent compte du contenu.
Attention car, indépendamment des messages d’extrême droite, leur volonté est la division de la Belgique en opposant les belges par des slogans simplistes.

Étant en-dessous du balcon d’un préformateur, nous espérons que nos discours seront entendus.

Pour nous, la pauvreté c’est avant tout l’exclusion.
Charleroi peut être fière des structures mises en place pour tenter de venir en aide aux citoyens en difficulté mais ces structures pallient à un sous financement du fédéral dans ses missions.

Des chiffres qui démontrent toute la pertinence de notre action d’aujourd’hui, sur les cinq dernières années, le RIS a augmenté en moyenne de 20% à 30%.
Indépendamment des mesures anti-sociales du gouvernement Michel et leurs conséquences, la crise COVID va nous amener une vague comme un tsunami.

Les futures mesures budgétaires, le chômage pour cas de force majeure, les fermetures d’entreprises et les licenciements qui vont s’en suivre vont plonger beaucoup de citoyens dans une grande précarité sans précédent.
Il ne faut pas oublier que beaucoup de familles monoparentales doivent survivre avec des parents qui ont des contrats précaires, voire à mi-temps ou CDD qui ne permettent pas de vivre décemment.

Après les pouvoirs spéciaux des années 80, où nous avons combattu les mesures anti- sociales, nous avons dû subir l’exclusion de dizaines de travailleurs sans-emploi même en ordre de recherches dans leur dossier sous le gouvernement DI RUPO et dernièrement sous le gouvernement Michel, les réformes des pensions par le ministre BACQUELAINE vont précariser les futurs pensionnés.
D. BACQUELAINE aurait pu créer un nouveau modèle de financement mais non, il a préféré s’attaquer aux travailleurs qui allaient pouvoir bénéficier d’une pension bien méritée.

Prenons garde aux attaques sur notre sécurité sociale car, sans avoir l’air d’y toucher, nous avons déjà dû subir des attaques.

Deux exemples récents :  Les allocations familiales et la pension mixte qui transfèrent le financement du fédéral sur nos entités et employeurs.

Aujourd’hui, on écrit facilement : on soutient les services publics ! Le service public est notre premier pouvoir d’achat !

Les slogans c’est bien mais agir c’est mieux, nous devons préparer la riposte et continuer à informer les travailleurs.
Il faut leur donner des exemples concrets pour qu’ils sachent à quelle sauce ils seront mangés.

Malgré les crises boursières, les attentats et aujourd’hui la crise COVID, grâce aux services publics, les citoyens ont pu accéder aux services essentiels pendant ces différentes crises.

Après les attentats, l’armée, la police et les zones de secours ont été très sollicitées.

Aujourd’hui, la crise COVID a mis en avant le travail indispensable du FOREM, ONEM, l’AVIQ, les CPAS, TIBI, les aides familiales, les provinces, l’enseignement, la poste, le TEC, la SNCB, les soins de santé, les maisons de repos, les aides familiales, les administrations.

Aujourd’hui, le sous financement organisé par les différents gouvernements ont mis dans le rouge beaucoup de services.

Si nous n’obtenons pas un refinancement structuré par les gouvernements fédéral et régional pour renforcer les effectifs, c’est la mort annoncée des services publics avec toutes ses conséquences pour le citoyen !!

 

Philippe BARBION

Président CGSP Charleroi

 

Le 28 septembre 2020