La CGSP présente devant le conseil communal de Charleroi après les propos qu’elle estime sexistes de Denis Ducarme.
Une trentaine de manifestants étaient présents à 18h30 devant la salle du conseil communal de Charleroi. Ils voulaient confronter l’élu MR Denis Ducarme après la pique qu’il a lancé à sa collègue libérale Fabienne Devilers le mois dernier.
C’est un comité d’accueil bien particulier qui s’est constitué hier soir à l’entrée de la salle du conseil communal de Charleroi : une trentaine de représentants du syndicat CGSP attendaient Denis Ducarme. Ils voulaient lui notifier son attitude jugée sexiste envers l’une de sa colistière Fabienne Devilers.
Lors du conseil du 13 octobre, l’élu MR avait emprunté le micro de sa collègue pour prendre la parole en arguant que celle-ci ne l’utilisait pas beaucoup : « c’est une honte de faire ça, c’est vraiment un manque total de respect : on est en 2025 et un élu se permet encore de traiter une de ses collègues comme cela ! » s’offusque Lorita Maru, déléguée principale au sein d’Humani et technicienne au secteur admi de la CGSP.
Cette mère de famille rajoute : « moi j’ai une adolescente de seize ans à la maison et je n’accepterais jamais que quelqu’un lui parle comme cela ! Je ne l’accepterais pour personne d’ailleurs. Nous sommes ici parce qu’un élu a eu des propos tout à fait déplacés et c’est important de se mobiliser pour condamner cela : c’est une forme de violence discriminatoire qu’il a osé faire devant le tout conseil. C’est intolérable » rajoute-t-elle.
Denis Ducarme, grand absent de ce conseil
Le mot de Denis Ducarme envers sa collègue illustre aussi le climat délétère qui règne au sein du groupe depuis le début de la mandature.
Retenu en commission parlementaire, Denis Ducarme n’est pas venu à ce nouveau conseil communal. Une déception pour les militants CGSP présents : « nous pensions qu’il allait être en retard car il l’est toujours. Denis Ducarme est quelqu’un de très méprisant. Qu’il ait ce comportement avec sa collègue nous a tous beaucoup choqués et on l’attendait de pied ferme. Il a l’habitude de faire des grimaces au sein du conseil communal : cette dame, Fabienne Devilers, est de son parti. C’est quelqu’un de modéré, je ne suis pas forcément d’accord avec elle mais je la respecte malgré nos opinions souvent divergentes. C’est important d’être ici, on représente toutes les femmes et tous les hommes qui veulent vivre dans une société plus juste » explique Philippe Barbion, secrétaire régional à la CGSP.
La CGSP appelle à manifester ce dimanche avec d’autres associations contre les violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques et sociales faites aux femmes.







